La mission ad gentes l’heure de la mondialisation


Jean-Marie Aubert
directeur national de la Coopération Missionnaire

Une profonde évolution socio-politique marque notre époque. La mission ne s’inscrit plus dans le contexte de la colonisation ou de la néo-colonisation, mais dans celui d’une mondialisation accélérée. Nous sommes dans une période nouvelle de la vie des hommes, et donc de la mission de l’Eglise. Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin, la globalisation de l’informatique et du commerce international ont amené un changement qualitatif de la situation dont nous commençons seulement à prendre conscience. Dans une intervention en mai 2000, Robert Schreiter (1) pointait ce changement de contexte. Il nous faut penser la mission à nouveaux frais dans cette situation nouvelle.

De nouveaux horizons pour la mission

De nombreux chantiers s’ouvrent à la mission du fait de la mondialisation : les questions qui se posent ne sont plus seulement le développement ou la libération, le dialogue avec les cultures et avec les religions, mais toute une série de nouveaux défis (2).
Il y a la question des nouveaux conflits avec l’internationalisation des groupes économiques qui échappent au contrôle démocratique (les nations deviennent hors-sujet), et de la mondialisation du terrorisme. La fin de la guerre froide laissait espérer une ère de paix, c’est un redoublement des conflits au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie qui se fait jour. Pour la mission de l’Eglise, c’est un appel à s’engager pour la paix et la réconciliation de façon renouvelée. Avec en arrière-fond la question toujours ouverte de l’utilisation des religions pour justifier les conflits.
Lorsque les frontières nationales issues du passé s’estompent, en contre-coup, des revendications identitaires se font jour avec intensité. Un nouveau chantier s’ouvre, auquel la réflexion sur le dialogue a servi de préparation, qui tourne autour de l’altérité. L’altérité au plan collectif et la question des identités ouvertes ou au contraire meurtrières. L’altérité au plan individuel et la question du développement de la personnalité ou de la guérison des âmes et des corps.
Dans le dépassement des pouvoirs nationaux et le déplacement des pouvoirs économiques, une troisième force émerge, la société civile avec notamment la constitution de réseaux transnationaux et les activités de lobbying en faveur de l’organisation de la vie internationale, avec deux axes prioritaires : la solidarité avec les pays et les groupes pauvres, et la défense de l’environnement. Sur ces deux points, la réflexion missiologique en reste à des balbutiements (en ce qui concerne l’environnement) ou doit être reprise à nouveaux frais (dans le cas de la lutte contre les causes de la pauvreté). Avec une insistance particulière sur une éthique de la responsabilité, valable aussi bien au plan de la sauvegarde de la création que de la reconstruction de l’Afrique, si l’on prend ce continent en exemple. Deux questions cependant demeurent : quelle est la place des Eglises dans la société civile en émergence ? Y a-t-il une société civile qui se fait jour dans les Eglises ?
D’autres chantiers encore sont ouverts : annoncer l’Evangile dans une société plurielle et métissée, constituer des communautés chrétiennes issues de plusieurs nationalités… nous y reviendrons.

Les mots eux-mêmes ont changé

On ne parle plus de « missions » au pluriel mais de « la mission » au singulier. Car c’est toute l’Eglise qui est missionnaire comme l’a rappelé le concile Vatican II : de sa nature, l’Eglise durant son pèlerinage sur la terre est missionnaire, puisqu’elle tire son origine de la mission du Fils et de l’Esprit selon le dessein du Père (décret Ad Gentes, n° 2).
La mission est à la fois unique et plurielle. On peut revenir à la distinction que propose Jean-Paul II dans son encyclique sur la mission du Christ Rédempteur (au n° 33-37) parue en 1990, pour marquer le 25ème anniversaire du décret Ad Gentes de Vatican II. Le Pape décrit trois situations : la situation pastorale pour les communautés chrétiennes bien constituées, la situation de nouvelle évangélisation lorsque des populations évangélisées autrefois ont besoin d’être réveillées dans leur foi, et les situations de mission ad gentes où il s’agit d’annoncer l’Evangile à des peuples, des groupes humains, des contextes socio-culturels dans lesquels le Christ et son Evangile ne son pas connus, ou dans lesquels il n’y a pas de communautés chrétiennes assez mûres pour pouvoir incarner la foi dans leur milieu et l’annoncer à d’autres groupes (n° 33). Plus loin (n° 37), l’encyclique explicite les champs de la mission ad gentes : des territoires, des mondes nouveaux (les grandes cités, les jeunes, les migrants…) et des aires culturelles ou aréopages nouveaux (la communication, les nouveaux conflits…).
Dans la vie des Eglises locales, ces trois situations se trouvent de fait le plus souvent conjuguées, et dynamisées par la mission ad gentes. Jean-Paul II reconnaît qu’en Europe même, par exemple, il y a des aires sociales et culturelles étendues où est rendue nécessaire une véritable mission ad gentes, une véritable première évangélisation (Ecclesia in Europa, n° 46). Nous retrouvons ici l’intuition des abbés Godin et Daniel dans leur livre écrit en 1943 : France, pays de mission ? Aujourd’hui, nous savons que nous pouvons supprimer le point d’interrogation.

Je voudrais illustrer ce propos par deux exemples différents. J’ai été responsable, il y a une dizaine d’années, de la paroisse Saint Vincent de Paul, dans le centre de Paris. Un quartier très marqué par une population juive, les synagogues du 9ème arrondissement ne sont pas loin, et une population musulmane, la paroisse est mitoyenne de la Goutte d’Or. Sans doute la moitié des résidents sur le territoire paroissial appartenaient-ils à l’une de ces deux religions. Et nous avons essayé de nouer des relations avec les responsables religieux des communautés concernées.
La paroisse Saint Vincent de Paul est aussi la paroisse de la Gare du Nord, qui était à ce moment la troisième gare mondiale pour le nombre de voyageurs par jour. Comment rejoindre ce flot de personnes de toutes races et de toute condition, dont beaucoup n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ ? Le Conseil pastoral a voulu établir un pont entre l’église et la gare. Cela n’a pas été facile. Disons seulement que nous avons pu créer, avec l’association « Aux captifs la libération », des équipes pour visiter les sans domicile fixe qui trouvent refuge dans le hall de la Gare du Nord. Une partie du presbytère a été transformée en accueil de jour à leur intention. C’est avec le noyau chrétien de la paroisse (situation pastorale ou de nouvelle évangélisation), soutenus par une association spécialisée dans ce type d’action, que nous avons lancé cette initiative de mission ad gentes en direction de ce monde nouveau de la précarité aux marges de nos sociétés urbaines. Au plein cœur de Paris, activité pastorale et nouvelle évangélisation sont dynamisées par la mission ad gentes.
Un autre exemple, dans un autre continent. J’étais à Bangalore, en Inde du Sud, en septembre dernier. Je participais à une réunion nationale des directeurs diocésains des Œuvres Pontificales Missionnaires qui réfléchissait sur la mission ad gentes dans ce continent indien où le nombre des catholiques n’est pas supérieur à 2,5 %. Les cent vingt prêtres indiens, jeunes pour la plupart, qui étaient présents à cette rencontre ont manifesté leur souci de passer, selon leur expression, d’un « module de maintenance des communautés chrétiennes » (situation pastorale ou même de nouvelle évangélisation dans certains cas), à un « module missionnaire ». Dans un pays où la pression du fondamentalisme hindouiste fait malheureusement régulièrement des victimes, il s’agit de promouvoir une Eglise qui annonce avec toujours plus d’audace l’Evangile à tous, dans le respect de chacun et dans le dialogue.
Dans le cadre de l’Inde, la mission ad gentes se décline selon plusieurs directions : la mission auprès de la population locale dont l’immense majorité ne connaît pas encore le Christ – et chaque diocèse est responsable de la mission évangélisatrice auprès de son propre peuple. Ceci vaut pour tout le sous-continent, même pour l’Inde du Sud où l’Evangile a été annoncé depuis les origines de l’Eglise. Mais aussi la mission auprès des populations du Nord du pays où l’Evangile est arrivé plus tard, avec le grand mouvement missionnaire du XVIe siècle, et où les chrétiens ne constituent souvent que de petites communautés. Et aussi la mission au loin, puisque l’Inde compte quatre instituts missionnaires créés pour l’évangélisation des autres pays ou continents. En Inde aussi, les trois situations de la mission se trouvent conjuguées dans le même espace géographique, et la vie des communautés chrétiennes constituées, en Inde, est tendue vers la mission ad gentes.

Les ouvriers de la mission ad gentes ont changé

Le contexte a évolué, une étape de la mission est révolue. Les missionnaires du passé, par leur zèle et souvent le sacrifice de leur vie, ont annoncé dans tous les continents l’Evangile de Jésus-Christ. Ils ont fait naître des communautés chrétiennes et des Eglises locales pratiquement dans tous les pays à de très rares exceptions près (Arabie Saoudite…). C’est maintenant à ces Eglises locales, comme l’a souligné fortement Vatican II, d’être les responsables de la mission dans leur contexte, en coopération avec l’Eglise universelle.
Mais les nouveaux chantiers de la mission ad gentes appellent de nouveaux agents de la mission. Des agents qui sont formés, envoyés pour un temps ou pour leur vie, comme volontaires laïcs ou comme prêtres Fidei donum, ou encore dans le cadre des communautés nouvelles et des congrégations missionnaires, pour soutenir lamission ad gentes des Eglises locales, vers les plus près et les plus loin.

L’urgence de la mission ad gentes,
vers les plus près et les plus loin

La mission ad gentes peut se vivre sans « déplacementgéographique », auprès des personnes qui sont proches mais qui ne connaissent pas Jésus-Christ. En France, la pluralité des religions, des cultures et des origines ethniques est au cœur de nos quartiers ou de nos écoles. Certaines paroisses urbaines comportent plus de cinquante nationalités différentes. Comment évangéliser la ville plurielle ? A l’heure où, semble-t-il, la société française se structure en ghettos (3), le vivre-ensemble est un nouveau chantier pour la mission ad gentes. Il faut inventer une nouvelle façon de témoigner de la fraternité en Christ auprès de ces populations venant d’ailleurs qui sont devenues nos prochains.
Mais nous savons qu’il n’y a pas d’annonce possible de l’Evangile sans partager la vie et les préoccupations des personnes auprès desquelles nous voulons témoigner en actes et en paroles. Cela demande de les approcher (de se déplacer), d’apprendre leur langue, de connaître leur culture. La mission ad gentes est toujours un exode et une visitation, elle demande à sortir de chez soi et de ses propres catégories, pour aller à la rencontre de l’autre et découvrir en lui l’Esprit déjà à l’œuvre.
Ou encore, prenons l’exemple des jeunes. Une enquête récente indiquait que, pour la première fois, moins de 50 % des enfants nés en France en 2000 ont été baptisés (4). La fréquentation du catéchisme est aussi en baisse. Une grande partie des jeunes, même d’origine chrétienne, grandit sans contact avec l’Eglise. Ils développent une culture et une langue à eux, qui s’exprime par exemple par l’usage des messages SMS, à laquelle l’Evangile risque de rester largement étranger. Ils constituent un de ces mondes nouveaux qui, selon Jean-Paul II appellent la mission ad gentes. Là encore, proposer l’Evangile à ces générations montantes ne peut se faire en répétant le même, mais en lançant de nouvelles initiatives missionnaires, portées par des équipes préparées pour cette tâche. La mission ad gentes a encore de beaux jours devant elle en France.

Faut-il encore partir pour la mission au loin, pour la mission universelle ?

Oui, car l’Eglise catholique est universelle depuis l’origine. Elle a, dans l’histoire, contribué aux différentes étapes de la mondialisation au temps de l’Empire romain, de la découverte du nouveau monde, ou encore de l’aventure coloniale. Aujourd’hui, la mission reste universelle. Les chrétiens ont à témoigner d’une expérience particulière de l’universalité dans l’actuel mouvement de mondialisation. Parce que catholiques, notre vocation est l’universel, un universel qui prend le visage concret de ceux que nous accueillons comme de ceux vers qui nous allons. Là aussi, universel rime avec mondialisation. Pas n’importe quelle mondialisation bien évidemment, mais la mondialisation de la fraternité où tout homme et toute femme venant en ce monde est perçu comme frère ou sœur parce que fils ou fille du même père.
L’Eglise est une communion missionnaire, les évêques ne sont pas ordonnés seulement pour leur diocèse mais aussi pour la mission de l’Eglise universelle (Christus Dominus n° 4-6), les prêtres également sont ordonnés dans l’horizon de l’Eglise universelle (Presbyterorum ordinis n° 10). La vocation baptismale nous convie à l’universel. Dans ce sens, tout chrétien, même protestant ou orthodoxe, se revendique catholique. L’universalité de l’Eglise est alors vécue sous le signe de l’échange et de la réciprocité entre les Eglises locales pour l’annonce de l’Evangile.
Oui, car il y a des demandes qui s’adressent aux laïcs, aux prê­tres et aux religieux-religieuses. La loi sur l’abandon du service national en France aurait dû avoir des répercussions négatives sur le nombre de jeunes laïcs se proposant pour aider des Eglises locales pendant deux ou trois ans dans leurs projets de développement ou d’évangélisation. En fait, les candidats sont aussi nombreux et les propositions de postes également. Actuellement, il y a neuf cent soixante volontaires envoyés par des organismes catholiques, ce qui représente plus de 60 % des volontaires français dans le monde, hors Volontaires du Progrès qui ont un statut à part.
Au plan des prêtres diocésains, les Fidei donum, prêtés pour un temps par l’Eglise de France à d’autres Eglises (Afrique, Amérique latine, Asie et Océanie) sont cent soixante-dix. Ils se renouvellent, même si leur nombre tend à baisser. Il faut indiquer que des prêtres membres de communautés nouvelles (Emmanuel, Béatitudes…) empruntent ce statut Fidei donum pour se mettre au service de la mission universelle. Les évêques d’Afrique, par exemple, demandent souvent des professeurs pour les grands séminaires qui se sont multipliés depuis trente ans dans ce continent. Ou bien, des prêtres ayant déjà une certaine expérience pastorale, pour servir d’aînés dans des diocèses où le clergé diocésain local est encore jeune. En Amérique latine, ce sera plutôt pour aller dans les banlieues des grandes villes animer des paroisses populaires. Les prêtres français, formés dans la lignée des Jean-Marie Vianney ou Antoine Chevrier, sont réputés attentifs à la pastorale et au partage de la vie avec les populations auxquelles ils sont envoyés.
Les membres français des instituts missionnaires ou des congrégations à extension missionnaire sont encore nombreux : mille cinq cent vingt-quatre religieux prêtres ou frères, et deux mille cent vingt-sept religieuses sont en mission dans les autres continents (chiffres d’octobre 2004). Là encore, nous savons le travail réalisé par ces missionnaires français dans les Eglises du monde. Même si le recrutement se fait plus rare dans l’hexagone, beaucoup de ces instituts et congrégations ont accueilli des jeunes originaires des pays dans lesquels ils travaillent. Ces congrégations sont devenues internationales et ont reçu une nouvelle vitalité au service de la mission universelle.
Un chrétien qui n’a pas vécu une expérience ecclésiale dans un autre pays ou continent est, d’une certaine façon, un catholique incomplet. Les jeunes qui sont partis volontaires pour plusieurs années au service d’une autre Eglise, par exemple, ou même les jeunes qui n’ont fait que passer quelques semaines à la découverte d’un pays et d’une Eglise, lorsque le séjour a été bien préparé, bien vécu et bien suivi, savent combien leur personnalité a été marquée par cette rencontre et combien leur foi a été déplacée par cette expérience ecclésiale. La découverte de l’autre est fondatrice de l’ouverture à l’universel et de l’être catholique. Nous ne voulons pas culpabiliser ceux qui n’ont pas eu la chance de vivre cette expérience, mais nous voulons seulement attirer l’attention sur l’intérêt pour chaque séminariste ou chaque prêtre, au moins, de vivre un temps significatif dans un autre pays et une autre Eglise.
Oui, car nous ne sommes pas missionnaires tout seuls. Si nous voulons proposer l’Evangile aujourd’hui dans la société française marquée par la mondialisation, il est essentiel d’interroger les autres Eglises sur la façon dont elles vivent elles-même les défis missionnaires qu’elles rencontrent dans leur contexte.
Nous ne pouvons pas, en France, entrer en dialogue avec les musulmans ou les bouddhistes installés ici sans prendre en compte l’expérience de dialogue inter-religieux de l’Eglise du Maghreb, ou celle d’Inde. L’expérience des autres Eglises nous permet de lancer ici, en France, de nouvelles initiatives dans notre propre contexte. Il ne s’agit pas de copier, le contexte est différent, mais de se laisser interroger par l’expérience missionnaire de ces Eglises d’ailleurs et d’en tenir compte. L’Eglise est une grande famille où l’on met en commun l’expérience de la mission.
Nous savons aussi que l’attention de l’Eglise en France pour les nouvelles pauvretés dans les années 1980 a été fécondée par l’expérience de l’Eglise en Amérique latine tout de suite après Medellin en 1968, qui a pris forme sous l’expression de « l’option préférentielle pour les pauvres ». Les Conseils de la solidarité, au plan national ou diocésain, y plongent leurs racines.
Pour que la vie des autres Eglises résonne dans l’Eglise de France, il est nécessaire que des chrétiens, laïcs, religieux ou prêtres français puissent en faire l’expérience sur le terrain, et constituer des têtes de pont pour le dialogue entre les Eglises. Il est bon aussi que des laïcs, des religieux ou des prêtres venus des autres Eglises locales puissent se mettre pour un temps ou plus définitivement, avec un statut clair et en accord avec leur évêque ou leur congrégation d’origine, au service de communautés chrétiennes en France, pour leur faire part de l’expérience de leur propre Eglise. Mais il faut alors que les communautés de France soient aptes à accueillir et écouter ces témoins des Eglises d’ailleurs. Là, un grand effort est certainement encore à fournir.
Certains, laïcs, prêtres ou religieux-religieuses, sont appelés à partir comme missionnaires ad gentes au service d’une autre Eglise locale dans le monde. Ils savent que c’est un appel particulier qui demande d’être prêt à quitter son chez-soi, aller chez les autres, être dépaysé, avoir à apprendre une ou plusieurs langues, écouter avant de parler, rester toujours un étranger même parmi des frères, pour l’annonce de l’Evangile. La disponibilité de quelques-uns qui sont appelés à la mission ad gentes au loin rappelle à tous les chrétiens que chacun est appelé à la mission ici.

Notes

1 - Robert Schreiter, in Bulletin du Sedos, 2001, p. 270 et ss. [ Retour au Texte ]

2 - Voir dans le même sens l’article de Maurice Pivot, « Quelle missiologie aujourd’hui ? », Esprit et Vie n° 88, août 2003, p. 3 et ss. [ Retour au Texte ]

3 - Cf. Eric Maurin, Le ghetto français, Seuil, 2004. [ Retour au Texte ]

4 - La Croix, 29-31 mai 2004, p. 13. [ Retour au Texte ]